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Full text of "Motets a I. II. III. IV. et V. parties, avec symphonies et basse-continue. Par Monsieur Lorenzani, maistre de musique de la feuë Reyne. Second dessus."

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Ex Bibliorbccâ 

I huic Abbatiæ S. Gencvefæ Parif. 
Teftamento legavit Car. Mou rit. 
Le Tellier Archîcp. Remenfis. 



















ÜÜÜÜ 







- 



















MOTETS 

A I. II. III IV. ET V- 

PARTIES. 

AVEC SYMPHONIES 

ET B ASSE-CONTINUE. 


Par Mon/leur LORENZ AN I, Maiftrc de Mujïquc 
de la feue Reyne. 



M. DC. LXXXXIII. 

AVEC PRIVILEGE DV RO Y. 










.'.V V-.-r. '. 



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....... a»>, • , 












AU ROY- 


I R E, 


L’ufàge de loiser Dieu far les Chants efi auffi ancien que 
le monde, & quelque haut que lion puijfe remonter dans 
l'Hifioire des temps, on n'en trouve point l’origine : Le plus 
faint des R oys enfaifoit une de fes plus ferieufes occupations , 
& compofoit chaque jour des Cantiques de la mefme main 
dont il dejjinoit le plus magnifique des Temples. V O S T R E 
M A jESTE’ qui fisrpajfe aujourd’huy tosss les autres Souve¬ 
rains , & qui n efi pas moins recommendahleparfa pieté, que, 
par fes grandes actions, & par Ja putfiance, n’apas négligé 
ce faint exercice, & jamais Dieu ne fut loué dans les Eglifes 
des Chrefiiens avec tant de digntté& d’harmonie quefotssfon 
Régné glorieux. Tout ce que nous voyons degens difiinguez. 










E P I T R E. 

dans la compofition de la Mufique d'Eglife font oblige £ d'a¬ 
vouer qu’lis luy font redevables de ce füccés, ©) de reconnaître 
qu’ils ont ejle' excttez,parfin z,ele, conduits par (on bon goût, 
& joûtenus parfis biens-faits. Permettez,, SI RE, que pré¬ 
venu de toutes ces differentes obligations ,je mette aux pieds 
de E. M- le petit tribut que je luy offre d’une partie de mes 
Motets,fur le (quels,je la conjure de vouloir jetter quelques- 
uns de ces regardsfavorables, quifeulsfuffifint pour faire la 
recompenfi de la vertu, fay toujours compté parmi les plus 
grands malheurs de ma vie, celuy de n’efire point né fujet de 
E. M. Mais fi quelque chofe mena confolè, ça efté de m’en 
fentir le z,ele, l’ attachement, & la tendreffe ; Pardonnez.,, 
S IRE, la liberté de cette exprcjfion au genie affectueux de 
mon Pays, & fouffrez, qu’un Italienfe laijfe aller à ce que fa 
Langue naturelle luy infiire de plus propre pour exprimer les 
mouvemens defàn cœur. Ma deftinée efl trop heureufi ,fje 
la puis finir au fiervice de E. M- Et que me pouvoient offrir 
tous les autres Princes de l’Europe, quipeût me dédommager 
de ce que (aurais quitté dans vo/ire Cour i En quel autre lieu 
du monde aurois-jepû trouver un Maiftre, plus puiffantpour 
faire du bien , plus porté par fin inclination à répandre des 
grâces, & plus éclairé pour difcerner ceux qui les méritent l 
Quelle que puiffe eftre ma fortune , elle me fera toujours chere 
tant qu’elle dépandra de E. M. je croiray avoir vécu heu¬ 
reux, quand je firay parvenu à mourir, 

SIRE, 

DE EOSTRE MAJESTE’, 

Le tres-humble & tres-obeïflanr 
ferviteur, LORENZANI. 







































































SECOND DE 



















10RENZANI, 

ANTIENNE DE LA VIERGE A DEUX DESSUS. 

fc Second DeJTus ou Taille, avec Symphonie. 




5 + -*■ 

Sal- ve Salve Reg 

Mater. MaV' ,er 

” mi- ftriE? ' ! 

itæ ; vita dulccdo, &c fpes noftra 

. , ■ a fc- i-— a ^ 
























SECOND dessus: V 

pglggggilllifflf 

£vje. Ad te clamamus, clamamus exulcs filij 



E- ia ergo advocata noltva, r-- ia 

ergo advocata noftra, advocata no- ftra, illos tuos mi- 









































































iit nos qui iumus in hac valle lacrymarum, fufpi- J . ilMs 

pusi^piigi 

r^mus Paradifum . delicia- . rum. fufpi- 

pI^MlSSSSÜ 

ramus Paradifum fufpiramus' Paradifum deliciarum, fufpi- 
M 

; I 







































































mm 








































LORENZ ANI, 






quoniam laus mea tu es. laus mea tu es. 

ELEVATION A TROIS DESSUS. 


























second dessus. 
























pî^SS^^iSiîSii 

^ a _ nes. dimittens inanes. 

pisê^^ëispil 
































L O R EN Z A H I, 





















SECOND DESSUS. 
ELEVATION A TROIS DESSUS. 
Second Deflus. 




































































ESSUS. 



















L O A E N 2 A N I, 

































































































SECOND DESSUS. 





































E 























na vulnera, 

















^iI3lsslipf 


.d— P bT 




























dulcis eft. 























SJE G O N D/ DESStS. 



Dialogue entre Jefus & l'Ame, 
à;. Deux Deffus, Haute-Contre, Taille, & Baffe, 
avec Symphonie. 

• XXIV. Motet. 

























































lorenzani, 



































lorenzani. 


POUR TOUS LES TEMPS. 
A huit avec Symphonie .premier Chœur. 

D ESSUS dont on ce fervira fi l'on veut. 















































44 LORENZANI. 

ofas auras provocate. & otiofas auras provocate. 



™ brate. «£ femper Dei laudes colebrate. & fcmpet Pd 




























































EXTRAIT DU PRIVILEGE. 


ISfpgSÊgg A R. Lettres Patentes du -Roy- données à Arras le 
ifîlSJsi onzième jour du mois de May, l'An de Grâce 1673. 
lïïIS*ïf Si g n ^‘ es LOUIS: Etplus bas parlaRoy, Colbert; 
jgJêÿtJfS Scellées du grand Sceau de cile jaune; Vérifiées & 

ftophe Ballard, feul Imprimeur du Roy pour la Mufique, d'im¬ 
primer , fairy imprimer, vendre & diftribiier toute forte de Mu¬ 
fique, tant vocale, qu’inftrumentale, 4 e tous Autheurs : Faifant 
défence à toutes autres perfonnes de quelque condition & quali¬ 
té quelles foient d’entreprendre ou faire entreprendre ladite Im- 
prelfion de Mufique, ny autrechofe concernant icelle,enaucun 
lieu de ce Royaume, Terres & Seigneuries de fon obeïlfance: 
nonobftant toutesLettres à ce contraires : àpeinedeconfifcation 
defdits caraétercs & imprclfions, & de fix mille livres d'amen¬ 
de, ainfî qu'il cft plus amplement déclaré efdites Lettres : Sadite 
Majefté voulant qu'à l’Extrait d'icelles mis au commencement 
ou fin defdits Livres imprimez, fey foit adjoûtée comme à 
l’Original. 














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